Interview Eric Girot, jeudi 23 octobre 2020 – Zepros News

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VU DANS LA PRESSE

A découvrir sans plus attendre l’interview d’Eric Girot, Directeur Général d’Alliance Automotive Group paru hier dans Zepros News : « Se diversifier et racheter pour croître » par Muriel Blancheton.

Zepros: Sur dix ans, Alliance Automotive Group a fait un pas de géant!

Éric Girot : En effet, nous avons doublé de taille et tous les indicateurs ont explosé! Les chiffres parlent eux-mêmes: de 540 M € deçà et 2000 salariés, nous sommes passés à 1,1 Md € et 4 300 personnes. Notre réseau de distribution comptait 500 points de vente, dont 110 filiales. Il est actuellement composé de 1 100 points de vente dont 250 filialisés. Nous n’avions pas de réseau de plates-formes aussi étoffé qu’actuellement. Nous sommes passés de 3 à 17 et nous détenons 6 centres VHU. Enfin, nous annonçons 2500 réparateurs contre 1800 il y a dix ans. Alors oui, c’est une belle progression. Et encore, ce ne sont que les chiffres français.

Nos indicateurs sont qu’AAG est surtout le plus gros «racheteur» de la décennie!

E G .: C’est vrai, et ces rachats participent au prix de poids d’Alliance Automotive Group. À commencer par APO en 2011 et bien sûr Précisium et TPA en 2013! En 2015, nous avons acquis Saint-Amand Service, puis Genève Occasion l’année suivante, et en 2017, le groupe JVP (Idea et Pièces Auto). Je citerai aussi les acquisitions de SEVP, Axiomauto et Dupas pour notre déploiement sur la pièce de réemploi, jusqu’à l’intégration dernier du groupe Todd. Là aussi, ce sont des emplettes françaises… Avec ces rachats, nous nous sommes orientés vers la carrosserie, la PRE, l’élargissement vers la technique de la pièce. Pour croître, il faut racheter et se diversifier.

Quels sont les événements significatifs qui vous ont marqué?

E G .: Nous sommes tous tellement focalisés sur les prochains trimestres, les budgets, les prévisionnels… qu’on oublie en effet de regarder dans ce fameux rétroviseur. Ou, c’est toujours intéressant de le faire. Qui aurait pu imaginer qu’un groupe avec une envergure comme Laurent puisse disparaître ou que Flauraud soit absorbé par un importateur comme Emil Frey? Et comme la nature a horreur du vide, il y a forcément des prises de parts de marché par la concurrence locale. La chute du groupe Laurent intimé donc à la vigilance. Il reste de très belles entreprises indépendantes en France. Reste qu’il faut trouver le chef d’entreprise capable de les animer.

Nous avons pris la décision de reporter notre salon Rendez-vous à l’année prochaine, en novembre 2021.

Avec GPC, vous êtes selon vos propres termes «dans un cocon». La décennie à venir sera-telle donc plus calme en termes de rachats?

E G .: Non, car nous serons toujours à l’affût d’une opportunité, celle qui nous doit de mailler encore le territoire parce que nous avons toujours des zones à couvrir. Des régions où nous ne sommes pas suffisamment présents, soit avec des indépendants ou des filiales. Nous avons encore des poches de croissance. Nous devons avoir une empreinte géographique encore plus ancrée. Nous avons d’ailleurs des représailles un magasin du groupe Laurent à Davézieux (Ardèche Rhône-Alpes) .Cela ouvre d’autres perspectives régionales…

Que deviennent les distributeurs Précisium?

E G .: Ils sont au même niveau que les Groupauto. Il n’y a pas de déséquilibre. C’est important pour leurs réseaux de réparation. Au niveau de la distribution et des fournisseurs, il est vrai que nous parlons des distributeurs d’AAG. La holding est devenue au fil du temps une marque à part entière qui rattache l’ensemble de nos réseaux.

Quelle est votre feuille de route sur la PRE et Back2Car?

E G .: Nous sommes au début de l’aventure en matière de pièces de réemploi. Cet univers est une pépite! Et il reste beaucoup de choses à faire pour professionnaliser ce métier. Nous sommes récemment lancés dans la rénovation de turbos… et ce n’est pas fini! Il y a également des opportunités sur les calculateurs (ECU). Là aussi, nous devons avoir un portefeuille de produits plus étoffé. Ce qui va de pair avec notre réseau de six centres Back2Car que nous allons encore agrandir car nous avons besoin de proximité pour récupérer les véhicules. Nous apprenons encore sur ce métier.

Un mot sur votre marque privée NAPA, lancée l’an passé?

E G .: Nous avons démarré avec les kits de distribution mais dès septembre nous lançons cinq nouvelles gammes, prêtes à partirdanslesstocksdenos200 distributeurs officiels NAPA (filtration, essuyage, batteries, machines tournantes, huiles). Nous sommes accompagnés par GPC sur cet exercice car ils ont l’expérience de la marque. Avec NAPA, Tech’In, Primetool, nos MDD sont au cœur du réacteur et couvrent un large spectre.

Comment avez-vous traversé le confinement?

E G .: Chacun a pris les décisions qu’il estime juste: rester fermé, ouvrir, mais ce qui compte, c’est avoir assuré la sécurité de ses collaborateurs et la mobilité des personnes sur la route. Nous avons actionné certains leviers financiers pour nos distributeurs, avec le paiement accéléré des RFA notamment, et avons relayé tous les dispositifs de l’État pour amortir la période. Et nous avons interfacé tous les stocks sur les catalogues électroniques Cattronic et Precisio pour que les réparateurs puissent avoir une visibilité immédiate des stocks. Enfin, nous avons pris la décision de reporter notre salon Rendez-vous à l’année prochaine, en novembre 2021. Il faut maintenir cet esprit de fête et que tout le monde puisse venir.

https://www.zepros.fr/eric-girot-aag-se-diversifier-et-racheter-pour-croitre–91853

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